Osez le stage !

Osez le stage !

07/08/2018 0 Par reussirsondroit
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Le juriste se doit de maximiser ses opportunités afin de mettre toutes les chances de son côté pour l’avenir.
Pour préparer stratégiquement sa carrière, les stages sont une occasion rêvée de se diversifier et de réaliser des rencontres opportunes.
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Dans un premier temps, le stage va permettre de vous assurer de votre orientation professionnelle : le métier de magistrat vous attire ? Celui d’avocat d’affaires ? Quoi de mieux que d’aller en expérimenter, concrètement, les contours ?
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Ce n’est qu’à l’issue d’une expérience sur le terrain que vous pourrez déterminer avec certitude le chemin que vous voulez suivre.
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A la fin du stage, la profession vous plaît ? Elle correspond à l’idée que vous vous en faisiez ? Vous vous projetez, vous êtes motivé ? Alors tant mieux, votre aspiration est confirmée et vous n’avez plus qu’à foncer pour réaliser votre objectif de carrière.
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Au contraire, le stage ne vous a pas satisfait ? Vous n’avez aucune envie que votre futur ressemble à celui de votre maître de stage ? Pas d’inquiétude, votre CV sera toujours valorisé par une expérience supplémentaire dans le domaine juridique.
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Pour planifier et choisir le stage qui vous correspond, voici quelques conseils de base.
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Le stage, où et quand ?
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Il n’y a pas de contrainte temporelle à la réalisation d’un stage, pourvu que vous arriviez à le concilier avec l’emploi du temps déjà chargé de vos études.
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Un stage peut s’effectuer dès la première année de manière autonome, bien qu’il soit sans doute plus conseillé d’attendre d’être au moins en seconde année afin d’avoir une légitimité plus importante et d’être déjà imprégné de « l’esprit juridique ». Le meilleur moment de l’année étant certainement le mois de juin, après la réussite de vos examens et avant de profiter pleinement de vos vacances bien méritées.
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Trouver un stage de manière autonome en ayant le réseau encore très limité d’un étudiant, ce n’est toutefois pas chose facile. C’est pourquoi je vous conseille de suivre les deux recommandations élémentaires suivantes :
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– Tout d’abord, n’hésitez pas à contacter un nombre conséquent de professionnels susceptibles de vous accueillir. Vous trouverez facilement sur internet l’adresse du cabinet d’avocat, de l’étude notariale ou encore de l’agence immobilière la plus proche, il suffira de vous y présenter et d’expliquer votre intérêt. Vous pouvez également leur adresser un courrier, ou un email. A choisir, mieux vaut opter pour le courrier papier. N’oubliez pas de présenter votre enthousiasme au regard du cabinet envisagé (intéressez-vous à l’actualité du cabinet, aux services qu’il propose, etc.).
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– En outre, ne prenez jamais contact avec votre maître de stage potentiel sans votre CV et une lettre de motivation sous la main. Il est d’ailleurs très important de soigner votre lettre, en faisant attention à votre grammaire et en la personnalisant autant que possible (donner des précisions sur votre parcours, expliquez pourquoi ce cabinet en particulier vous intéresse, faites ressortir la pertinence de votre demande au regard de votre spécialisation si vous en avez, etc.). Ainsi, si vous vous présentez en personne, vous serez en mesure de laisser les documents nécessaires à la personne concernée afin qu’elle puisse vous recontacter.
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Pour les stages qui s’effectuent durant vos études et rendus obligatoires par votre université, c’est à dire les stages officiels (en principe, prévus en MASTER) les services de l’université peuvent éventuellement vous être utiles dans la recherche d’un maître de stage. N’hésitez pas à demander conseil à vos enseignants. Sachez que parfois, ceux-ci exercent également en tant qu’avocat.
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Le stage en juridiction et/ou organisation internationale
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Pour les stages de fin d’études, à réaliser après l’obtention de votre diplôme, certains peuvent vous apporter une nette plus-value et permettre ainsi de faire la différence, par la suite, face à la concurrence. Ils peuvent également permettre de s’insérer rapidement dans le monde du travail, et déboucher sur un contrat de travail.
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Les juridictions françaises, européennes et internationales proposent des stages, rémunérés ou non, pour une durée d’environ 6 mois (parfois moins, parfois plus : jusqu’à une année pour les stages à la CEDH).
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Un étudiant fraîchement diplômé qui effectue un stage au Conseil d’État ou au Conseil de l’Europe aura un avantage certain s’il souhaite poursuivre dans cette voie.
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Une expérience à l’international est d’ailleurs souvent demandée si vous souhaitez intégrer un cabinet renommé.
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Pensez-y ! : en quittant votre stage, n’oubliez pas de demander à votre maître de stage une lettre de recommandation valorisant vos capacités. Même si elle ne vous sera pas utile immédiatement, elle le sera à l’avenir.
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